Revenir à la page d'accueil d'ameli-sophiasophiaPour mieux vivre avec une maladie chronique
Le diabète
Définition de l'AVC et prévention des récidives
Imprimer Envoyer à un ami FacebookTwitterGoogle +
Mis à jour le 02 janvier 2014

AVC/AIT : les fondamentaux

L’essentiel

  • Le cerveau est le centre de commande des différentes fonctions de notre organisme. Lorsque la circulation du sang vers le cerveau est interrompue ou lorsqu'un saignement se produit, il ne reçoit plus les substances nutritives qui lui sont nécessaires pour fonctionner et il se détruit. On parle d’accident vasculaire cérébral ou AVC.
  • Savoir reconnaître les signes évocateurs d’un AVC est essentiel pour assurer une prise en charge médicale en urgence et limiter les séquelles éventuelles.
  • Si les symptômes disparaissent dans les 24h, il s’agit alors d’un accident ischémique transitoire (AIT). La prise en charge est identique qu’il s’agisse d’un AVC ou d’un AIT, car le risque de récidive est le même et peut survenir très rapidement.
  • Après un AVC ou un AIT, votre médecin vous indique comment agir au quotidien pour diminuer le risque de récidive.

Le cerveau est un organe qui a besoin de l’oxygène et des substances nutritives apportés par le sang pour fonctionner.
Ce sont les artères cérébrales qui apportent le sang aux différentes parties du cerveau. Lorsque la circulation du sang est interrompue dans une artère du cerveau, la partie du cerveau alimentée par cette artère ne reçoit plus de sang et le cerveau peut être endommagé. De même, lorsqu'une artère se rompt, le saignement détruit une partie du cerveau.

1. Qu’appelle-t-on un "accident vasculaire cérébral" (AVC) et un "accident ischémique transitoire" (AIT) ?

L’accident vasculaire cérébral (AVC)

Un AVC est provoqué par l’interruption de la circulation du sang dans l’une des artères cérébrales ou une rupture :

Le plus souvent (85% des cas), l’arrêt de la circulation du sang est dû à un caillot (ou embol) qui bouche une artère cérébrale. On parle d’AVC ischémique ou encore d’infarctus cérébral.

Dans les autres cas (15% des cas), l’AVC est dû à la rupture d’une artère cérébrale, provoquant un saignement dans le cerveau. On parle alors d’AVC hémorragique.

L’accident ischémique transitoire (AIT)

Un AIT est un AVC ischémique dont les symptômes disparaissent en moins de 24 heures et souvent en moins d’une heure. On parle aussi d'ischémie cérébrale transitoire (ou ICT).

Accident vasculaire cérébrale (AVC) ou accident ischémique transitoire (AIT)

Même si l’AIT semble moins sévère que l’AVC du fait de la disparition des symptômes, l’urgence et la nécessité d’une prise en charge adaptée sont identiques, car les risques de récidive précoce, dans les 24h, sont les mêmes.

Haut de page

2. Quels sont les symptômes d’un AVC ou d’un AIT ?

Le cerveau est constitué de plusieurs zones qui ont chacune une fonction précise permettant à notre corps de bouger, de parler, de voir…
C’est pourquoi, selon la zone du cerveau atteinte, les symptômes liés à l’AVC (ou l’AIT) sont différents.

Les symptômes les plus évocateurs, en particulier s’ils surviennent brutalement, sont :

  • un sourire asymétrique ;
  • des difficultés pour bouger un bras, une jambe ;
  • des troubles de la parole et/ou de la compréhension.

Ces signes peuvent être associés à :

  • la diminution ou la perte de la vue d’un œil ou des deux yeux ;
  • un mal de tête sévère, soudain et inhabituel, sans cause apparente ;
  • une perte d’équilibre, des difficultés pour se déplacer, ou des chutes inexpliquées.

Si l’un de ces signes apparaît, et même s’il disparaît spontanément, vous ou vos proches devez appeler le Samu sans attendre, en composant le 15. Le Samu vous dirigera vers un service hospitalier adapté. La rapidité de la prise en charge est déterminante pour limiter les éventuelles séquelles.

bon à savoir

Le diabète augmente le risque de faire un AVC ou un AIT. On estime qu’environ 5 % des personnes qui ont un diabète sont susceptibles d’avoir un AVC dans le futur.
Les AVC ne touchent pas que les personnes les plus âgées : un patient sur quatre victimes d’AVC a moins de 65 ans.

Haut de page

3. Quels examens médicaux sont prescrits en cas d’AVC ou d’AIT ?

Ce sont l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et/ou le scanner qui permettent de confirmer le diagnostic d’AVC ou d’AIT, et d'en identifier la cause (une artère bouchée ou bien un saignement).

Réalisés rapidement, ces examens permettent aussi de choisir le traitement le mieux adapté.

Lors d’un AVC ischémique dû à une artère bouchée, il est parfois possible de rétablir la circulation du sang. Ce traitement, appelé fibrinolyse (ou thrombolyse), doit être réalisé dans les premières heures qui suivent l’apparition de l’AVC.

Haut de page

4. Quels sont les facteurs qui favorisent la survenue d’accidents vasculaires cérébraux ?

Les AVC ischémiques sont principalement dus aux dépôts de cholestérol (une forme de graisse) sur la paroi des artères qui amènent le sang au cerveau. Ces dépôts s’accumulent et contribuent à former une plaque (la plaque d’athérome) qui s’épaissit au fil du temps. Les artères deviennent moins souples et leur diamètre se rétrécit : on parle d’athérosclérose. Des morceaux de la plaque d’athérome (embols) peuvent se détacher et aller boucher une petite artère cérébrale.

Ces plaques d’athérome sont plus fréquentes lorsque l’on présente certains facteurs de risque comme : un diabète, une hypertension artérielle, un taux élevé de graisses dans le sang (mauvais cholestérol et triglycérides) et lorsque l’on fume.

Certaines maladies cardiaques peuvent aussi être à l’origine d’un AVC ischémique. En particulier, les troubles du rythme cardiaque favorisent la formation de caillots sanguins qui peuvent boucher une artère cérébrale.

Les AVC hémorragiques sont dus à la rupture d’une petite artère du cerveau. Le plus souvent, il s’agit d’une artère présentant une malformation qui fragilise ses parois (comme une dilatation de la paroi ou anévrisme). Le saignement peut également survenir lorsque le sang exerce une pression trop importante sur la paroi d’une artère fragilisée, par exemple en cas d’hypertension artérielle élevée.

Haut de page

5. Comment suivre et traiter les accidents vasculaires cérébraux ?

Dans les jours qui suivent l’AVC, un bilan est réalisé pour évaluer la présence éventuelle de séquelles et vous proposer la prise en charge adaptée.
Plusieurs mois, voire plusieurs années après la survenue de l’AVC, il est encore possible de récupérer.

Agir au quotidien sur vos facteurs de risque et prendre régulièrement votre traitement médicamenteux sont des éléments importants pour prévenir les récidives.

Si vous avez des difficultés dans la prise de votre traitement ou pour comprendre votre ordonnance, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Si vous avec un trouble de l’humeur (vous vous sentez triste ou vous ne dormez pas bien) ou si vous êtes inquiet, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ; il peut vous proposer des solutions pour surmonter ces difficultés.

Haut de page

Sources

  • HAS : La prise en charge de votre maladie, l’accident vasculaire cérébral. Octobre 2007.
  • HAS : Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce. Argumentaire. Mai 2009.
  • HAS : Programme pilote. Ensemble, améliorons la prise en charge de l’AVC. Mars 2011.
  • HAS : AVC. Méthodes de rééducation de la fonction motrice chez l’adulte. Juin 2012.
  • HAS : Diabète de type 1 de l’adulte et Diabète de type 2. Guides médecin. Juillet 2007.
  • HAS : Vivre avec un diabète de type 1 de l'adulte et Vivre avec un diabète de type 2. Avril 2007.

à retenir

Les accidents vasculaires cérébraux sont provoqués par l'altération de la circulation du sang dans le cerveau, ce qui peut entraîner des symptômes comme des troubles de la parole, de la marche ou de la vue.
Pour prévenir les récidives, votre médecin vous aide à modifier votre mode de vie et vous prescrit les traitements médicamenteux adaptés.

Haut de page

Aller plus loin avec sophia

Avec sophia, l'Assurance Maladie m'accompagne pour mettre en pratique les recommandations de mon médecin traitant en m'apportant : 

  • de l'information, des témoignages et conseils
  • le soutien par téléphone d'un infirmier-conseiller en santé

> En savoir plus sur le service sophia

HON CodeCe site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici
Les autres sites de l’Assurance MaladieAmeli.fr : je m'informe sur mes droits et mes démarchesMon compte : je consulte mes remboursement et j'effectue mes démarchesAmeli-santé.fr : Ma référence en information santé
popin