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Le diabète
Complications au niveau des artères
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Mis à jour le 13 décembre 2013

Complications au niveau des artères cérébrales

L’essentiel

  • Le diabète peut entraîner des complications au niveau des artères du cerveau (artères cérébrales). Ces complications peuvent évoluer sans que l’on s’en rende compte.
  • Ces complications peuvent être dues à une mauvaise circulation du sang dans les artères cérébrales, en raison de la présence de plaques d’athérome (dépôt principalement formé de cholestérol).
  • Votre médecin vous indique comment agir au quotidien pour protéger vos artères.
  • Un diabète équilibré permet de limiter le risque d’apparition de ces complications.

Le diabète est une maladie dans laquelle le sucre (glucose) apporté par les aliments reste dans le sang au lieu de pénétrer dans les cellules pour y être transformé en énergie ou stocké. Ceci entraîne un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie) qui peut, à long terme, entraîner des complications au niveau des artères cérébrales.

Ces complications, comme la plupart des complications du diabète, évoluent sans aucun symptôme au début. Même si l’on ne ressent rien, il est donc important d’effectuer un suivi médical régulier du cœur et des artères (suivi cardiovasculaire), afin de dépister l’apparition de complications et de limiter leur aggravation grâce à une prise en charge adaptée.

1. Quelles sont les complications qui peuvent survenir au niveau des artères cérébrales ?

Le cerveau est un organe qui a besoin de l’oxygène et des substances nutritives présents dans le sang. Ce sont les artères cérébrales qui apportent le sang aux différentes parties du cerveau.
Lorsque la circulation du sang est ralentie ou interrompue dans une de ces artères, la partie du cerveau alimentée par cette artère ne reçoit plus assez de sang et le cerveau peut être endommagé.

Le diabète et l’atteinte des artères cérébrales

Lorsqu’on a un diabète, l’hyperglycémie peut à long terme fragiliser la paroi des artères. Cela favorise la formation de plaque d’athérome qui se dépose sur la paroi des artères.

Cette plaque, constituée principalement de cholestérol, endommage la paroi (on parle d’athérosclérose), réduit le diamètre des artères et gêne la circulation du sang vers le cerveau.

À la longue, les parties qui sont mal irriguées ne reçoivent plus assez d’oxygène pour leur fonctionnement normal (on parle d’ischémie), et les tissus risquent d’être endommagés.

Dans certains cas un morceau de plaque d’athérome peut se détacher à partir des artères du cou et boucher une artère du cerveau. On parle d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique.

Qu’est-ce que la macroangiopathie diabétique ?

La macroangiopathie diabétique signifie "maladie des gros vaisseaux". L’atteinte des artères cérébrales est considérée comme une macroangiopathie diabétique.

Les autres facteurs de risque cardiovasculaire

D’autres facteurs fragilisent la paroi des artères cérébrales et favorisent le dépôt de plaques d’athérome. Ils constituent ce qu’on appelle "les facteurs de risque cardiovasculaire" :

  • Une pression artérielle trop élevée (hypertension artérielle).
  • Un taux de lipides (graisses) trop important dans le sang.
  • La consommation de tabac.
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2. Comment ces complications sont-elles détectées et suivies ?

Les symptômes

L’atteinte des artères qui amènent le sang au cerveau évolue le plus souvent silencieusement, sans signe d’alerte annonçant un risque d’accident vasculaire cérébral (AVC).

Le cerveau est constitué de plusieurs zones qui ont chacune une fonction précise permettant au corps de bouger, de parler, de voir… C’est pourquoi, si la circulation est interrompue, les symptômes liés à l’AVC sont différents selon la zone du cerveau concernée.

Les symptômes les plus évocateurs, en particulier s’ils surviennent brutalement, sont :

  • un sourire asymétrique ;
  • des difficultés pour bouger un bras, une jambe ;
  • des troubles de la parole et/ou de la compréhension.

Ces signes peuvent être associés à :

  • la diminution ou la perte de la vue d’un œil ou des deux yeux ;
  • un mal de tête sévère, soudain et inhabituel, sans cause apparente ;
  • une perte d’équilibre, des difficultés pour se déplacer, ou des chutes inexpliquées.

Dans certains cas, les symptômes disparaissent en moins de 24 heures, souvent en moins d’une heure. On parle alors d’accident ischémique transitoire (AIT).

Même si l’AIT semble moins sévère que l’AVC du fait de la disparition des symptômes, l’urgence et la nécessité d’une prise en charge adaptée sont identiques, car les risques de récidive précoce (dans les 24h) sont les mêmes.

bon à savoir

Si l’un de ces signes apparaît, et même s’il disparaît spontanément, vous ou vos proches devez appeler le Samu sans attendre, en composant le 15. Le Samu vous dirigera vers un service hospitalier adapté. La rapidité de la prise en charge est déterminante pour limiter les éventuelles séquelles.

Un suivi médical régulier

Comme l’atteinte des artères qui amènent le sang au cerveau évolue le plus souvent sans symptômes d’alerte, iI est important de consulter régulièrement votre médecin pour dépister tôt ces complications, et prévenir le risque d’aggravation.

Les examens complémentaires

Votre médecin peut également vous prescrire des examens complémentaires, comme :

L’échographie-doppler des vaisseaux du cou

Cet examen permet de visualiser l’aspect des artères (présence de plaque d’athérome, rétrécissement) et d’estimer la façon dont le sang circule dans ces artères.

Votre médecin peut aussi vous proposer de vérifier l’état des autres artères.

Le scanner et/ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM)

En cas de signes évocateurs d’un AVC, ce sont les deux principaux examens permettant d’obtenir des images du cerveau. Ils permettent de confirmer le diagnostic d’AVC ou d’AIT, et d’identifier la cause. Réalisés rapidement, ces examens permettent aussi de choisir le traitement le mieux adapté.

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3. Comment ces complications sont-elles prises en charge ?

La prévention des complications

Un diabète équilibré permet de réduire les risques de complications au niveau des artères qui amènent le sang au cerveau. Les autres facteurs de risque qui favorisent ces complications, comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, la consommation de tabac, sont également à prendre en charge.
Votre médecin vous conseille pour agir au quotidien sur l’ensemble de ces facteurs.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site tabac-info-service.

Le traitement des complications

En complément des changements que vous pouvez entreprendre dans votre mode de vie, votre médecin vous prescrit les médicaments qui vous sont nécessaires. Il est important de prendre ces médicaments tous les jours en suivant attentivement les recommandations de votre médecin. Si vous avez des difficultés à suivre votre traitement, n’hésitez pas à le lui signaler.

Dans certains cas, un traitement de revascularisation est aussi proposé pour rétablir la circulation du sang dans les artères.

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Sources

  • HAS : Diabète de type 1 de l’adulte et Diabète de type 2. Guides médecin. Juillet 2007.
  • HAS : Diabète - Vivre avec un diabète de type 1 de l'adulte et Vivre avec un diabète de type 2. Avril 2007.
  • HAS : La prise en charge de votre maladie, l’accident vasculaire cérébral. Octobre 2007.
  • HAS : Accident vasculaire cérébral : prise en charge précoce. Argumentaire. Mai 2009.
  • HAS : Programme pilote. Ensemble, améliorons la prise en charge de l’AVC. Mars 2011.

à retenir

Les personnes ayant du diabète ont un risque plus élevé de présenter des complications au niveau des artères cérébrales.
Un suivi régulier par votre médecin est important pour qu’il puisse déceler rapidement ces complications et prévenir leur aggravation.
Votre médecin vous explique comment adapter votre mode de vie et vous prescrit les traitements médicamenteux qui peuvent être nécessaires.

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