Revenir à la page d'accueil d'ameli-sophiasophiaPour mieux vivre avec une maladie chronique
Le diabète
Surveillance du diabète
Imprimer Envoyer à un ami FacebookTwitterGoogle +
Mis à jour le 13 décembre 2013

Autosurveillance de la glycémie

L’essentiel

  • Le diabète est une maladie qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang (ou hyperglycémie). Il est défini par un taux de sucre dans le sang (glycémie) supérieur à 1,26 g/L à jeun et à deux reprises.
  • On distingue le diabète de type 1 et le diabète de type 2, ce dernier étant le plus fréquent.
  • Le traitement du diabète a pour objectif de contrôler la glycémie et de la maintenir dans les limites les plus proches des objectifs définis avec votre médecin.
  • L’autosurveillance de la glycémie consiste à mesurer soi-même sa glycémie. Elle est réalisée à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité d’un doigt.
  • Elle est systématique en cas de diabète de type 1 et de traitement par insuline, car elle permet d’adapter la dose d’insuline en fonction des variations de la glycémie au cours de la journée.
  • Elle est parfois proposée par votre médecin en cas de diabète de type 2 non traité par insuline.

Le diabète est une maladie dans laquelle le sucre (glucose) apporté par les aliments reste dans le sang au lieu de pénétrer dans les cellules pour y être transformé en énergie ou stocké. Ceci entraîne un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie) qui peut, à long terme, entraîner des complications notamment au niveau du cœur et des vaisseaux, des yeux, des reins, des nerfs.

Un suivi médical régulier est important, afin de contrôler l’équilibre du diabète, mais aussi de déceler l’apparition de complications et de limiter leur aggravation grâce à une prise en charge adaptée.

1. Qu’est-ce que l’autosurveillance de la glycémie ?

La glycémie varie naturellement au cours de la journée autour de 1 g/L, en fonction des repas ou de l’activité physique. Elle est d’environ 0,8 g/L avant les repas ou après une activité physique. Elle augmente avec la prise de nourriture, puis diminue progressivement ensuite.

L’autosurveillance de la glycémie consiste à mesurer soi-même sa glycémie à un moment donné de la journée. Elle donne un résultat immédiat. Elle est réalisée à partir d’une goutte de sang prélevée à l’extrémité d’un doigt. Elle peut être réalisée en n’importe quel lieu : à domicile, sur son lieu de travail, en voyage, dans un établissement sportif.

Haut de page

2. Pourquoi réaliser une autosurveillance de la glycémie ?

L’autosurveillance de la glycémie permet de suivre l’équilibre du diabète et d’adapter le traitement si nécessaire en cas de variation de la glycémie : trop élevée, on parle d’hyperglycémie et trop basse, on parle d’hypoglycémie.

Avec un diabète de type 1

L’autosurveillance de la glycémie est systématique en cas de diabète de type 1. C’est un élément clé pour le suivi du traitement par insuline.

L’insuline est une hormone fabriquée par le pancréas. Elle est présente en permanence dans le sang. Elle agit sur la glycémie en favorisant l’utilisation du sucre par les cellules de l’organisme, selon leur besoin.

Dans le diabète de type 1, le pancréas ne fabrique plus d’insuline suffisamment. Le traitement repose sur l’apport d’insuline. Comme la glycémie varie naturellement au cours de la journée, la dose d’insuline doit être adaptée à ces variations. Pour cela, plusieurs injections d’insuline sont en général nécessaires.

Dans le cadre de l’autosurveillance du diabète de type 1, votre médecin définit avec vous la fréquence à laquelle vous devez réaliser vos injections d'insuline. Il vous explique ce que vous pouvez faire en fonction des résultats et comment adapter votre traitement si nécessaire.

Avec un diabète de type 2

L’autosurveillance de la glycémie est proposée par votre médecin dans certaines situations en cas de diabète de type 2. Elle intervient en complément du dosage de l’hémoglobine glyquée, qui reste l’élément central pour apprécier l’équilibre du diabète.

L’autosurveillance de la glycémie permet de :

  • Mieux comprendre l’influence de l’alimentation, d’une activité physique, du stress, des maladies ou d’un nouveau médicament sur votre glycémie.
  • Confirmer un épisode d’hypoglycémie, pour agir rapidement en fonction de la conduite à tenir définie avec le médecin.
  • Repérer des épisodes répétés d’hypoglycémie et d’hyperglycémie.

Si un traitement par insuline est envisagé, l’autosurveillance permet de s’y préparer et de se familiariser avec la pratique de l’autosurveillance.

La fréquence des mesures à réaliser ainsi que la durée de l’autosurveillance sont définies avec votre médecin lors de la prescription.

Haut de page

3. Comment est réalisée l’autosurveillance de la glycémie ?

La technique de la mesure

L'autosurveillance de la glycémie est réalisée à l’aide d’une petite aiguille (ou lancette). Cette aiguille sert à piquer l’extrémité d’un doigt pour prélever une goutte de sang.

La goutte de sang qui se forme est ensuite déposée sur une bandelette de test ou sur une électrode, qui est insérée dans un appareil appelé "lecteur de glycémie". Il est recommandé de suivre les instructions du lecteur de glycémie ; elles peuvent être différentes selon les modèles.

Le résultat s’affiche en 5 à 7 secondes. Il représente la glycémie au moment de la mesure.

Quelques conseils pour ménager vos doigts

Se laver et se rincer les mains à l’eau chaude favorise le recueil d’une goutte de sang suffisante. Pour éviter que l’extrémité d’un doigt devienne douloureuse à la longue, vous pouvez piquer sur le côté plutôt qu’au milieu et alterner les doigts à chaque mesure.

Le carnet d’autosurveillance

Il est important de noter le résultat et l’heure de chaque mesure dans un carnet d’autosurveillance ainsi que les conditions de réalisation de cette mesure. Par exemple, si elle a été faite après une activité physique, un repas ou en cas de conditions inhabituelles comme une forte chaleur. Un rhume, de la fièvre, un stress sont aussi intéressants à noter.

Ce carnet servira de lien avec votre médecin. Il lui permettra de faire le point avec vous sur l’équilibre de votre diabète et de voir les adaptations de vos habitudes de vie ou de votre traitement médicamenteux, qui pourraient être nécessaires.

Les facteurs influençant la mesure de la glycémie

Certains produits présents sur les doigts au moment de la piqûre peuvent fausser le résultat de la glycémie. Pour y remédier, il suffit de se laver les mains avant la mesure, avec de l’eau chaude savonneuse, de bien les rincer et de les sécher avec une serviette propre. Attention aux gels désinfectants, qui pourraient fausser le résultat.

D’autres facteurs peuvent influencer la mesure de la glycémie :

  • Une bandelette ou électrode mouillée ou périmée (la date de validité est notée sur l’emballage).
  • Une goutte de sang trop petite ou trop grosse.
  • Une pression excessive sur le doigt pour faire apparaître une goutte de sang.

L’entretien du matériel

Une fois par an, il est utile de faire contrôler la justesse de votre lecteur. Pour cela, vous pouvez l’apporter dans un laboratoire d’analyses médicales et effectuer une mesure de la glycémie avec votre lecteur, en même temps que la prise de sang. Vous pourrez ainsi comparer les deux résultats et en parler avec votre médecin.

L’entretien de votre appareil est réalisé en fonction des instructions du fabriquant.

Que faire des lancettes usagées ?

Les lancettes sont des déchets de soins (ou "DASRI") et ne doivent pas être mélangées aux déchets ménagers. Vous pouvez vous procurer une "boîte jaune" (collecteur) en pharmacie pour les stocker. Cette boîte est délivrée gratuitement avec une prescription de lancettes. Il est recommandé de ne pas la conserver plus 3 mois.

Pour savoir où la rapporter, vous pouvez vous adresser à votre pharmacien, à votre laboratoire d’analyses médicales, ou consulter le site de l’Association française des diabétiques (afd.asso.fr).

Haut de page

Sources

  • HAS : Diabète de type 1 de l’adulte et Diabète de type 2. Guides médecin. Juillet 2007.
  • HAS : Diabète - Vivre avec un diabète de type 1 de l'adulte et Vivre avec un diabète de type 2. Avril 2007.
  • HAS : Stratégie médicamenteuse du contrôle glycémique du diabète de type 2. Janvier 2013.
  • HAS : L'autosurveillance glycémique dans le diabète de type 2 : une utilisation très ciblée. Bon usage des technologies de santé. Avril 2011.
  • ANSM : Dossier thématique diabète. Bon usage des lecteurs de glycémie. Questions-réponses.

à retenir

L’autosurveillance du diabète consiste à mesurer soi-même sa glycémie.
Elle est systématique en cas de diabète de type 1 et de traitement par insuline, car elle permet de contrôler l’équilibre du diabète au cours de la journée et d’adapter le traitement si nécessaire.
Elle peut être proposée par le médecin en cas de diabète de type 2, dans certaines situations.
Dans tous les cas, le médecin définit avec vous la fréquence de cette autosurveillance.

Haut de page

Aller plus loin avec sophia

Avec sophia, l'Assurance Maladie m'accompagne pour mettre en pratique les recommandations de mon médecin traitant en m'apportant : 

  • de l'information, des témoignages et conseils
  • le soutien par téléphone d'un infirmier-conseiller en santé

> En savoir plus sur le service sophia

HON CodeCe site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici
Les autres sites de l’Assurance MaladieAmeli.fr : je m'informe sur mes droits et mes démarchesMon compte : je consulte mes remboursement et j'effectue mes démarchesAmeli-santé.fr : Ma référence en information santé
popin