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Le diabète

Bilan lipidique

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Mis à jour le 13 décembre 2013

L’essentiel

  • Les lipides (ou graisses) sont apportés par l’alimentation et fournissent de l’énergie à l’organisme.
  • S’ils sont en excès dans notre organisme, ils augmentent le risque de développer une maladie du cœur et des vaisseaux (maladie cardiovasculaire).
  • Le bilan lipidique, aussi appelé exploration d’une anomalie lipidique (EAL), permet de surveiller les taux des lipides dans le sang, en particulier  le cholestérol (qui comprend le LDL-cholestérol et le HDL-cholestérol) et les triglycérides.
  • Des taux trop élevés de LDL-cholestérol (ou "mauvais cholestérol") et de triglycérides, ainsi qu’un taux trop bas de HDL-cholestérol (ou "bon cholestérol") sont appelés des anomalies lipidiques et considérés comme des facteurs de risque cardiovasculaire.
  • Un bilan lipidique est recommandé au moins une fois par an aux personnes qui ont un diabète, car ces anomalies peuvent passer longtemps inaperçues.
  • Les objectifs recommandés pour les taux des principaux lipides sont définis avec votre médecin.

Les anomalies lipidiques, de même qu’un taux de sucre trop élevé dans le sang, favorisent le développement de la plaque d’athérome sur la paroi des artères. C’est le phénomène d’athérosclérose, qui peut entraîner l’obstruction d’une artère.

1. Pourquoi faire un bilan lipidique ?

Une augmentation des taux de lipides dans le sang ne provoque pas de symptômes. Elle peut donc passer inaperçue. C’est pour cette raison qu’un bilan lipidique (aussi appelé exploration d’une anomalie lipidique ou EAL) est régulièrement prescrit par votre médecin. Même si sa répétition vous paraît contraignante, il vous permet de vérifier l’absence d’anomalie, ou dans le cas contraire, de définir avec votre médecin les moyens d’améliorer ces résultats pour prévenir les complications.

Si votre bilan lipidique révèle une anomalie, votre médecin vous conseillera sur les moyens d’agir au quotidien. Par exemple, une activité physique régulière, adaptée à vos possibilités et à vos préférences, et une alimentation équilibrée choisie selon vos goûts, peuvent contribuer à réduire vos taux de lipides.
Il est parfois nécessaire de recourir en plus à un traitement médicamenteux.

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2. Comment se déroule un bilan lipidique ?

Le bilan lipidique se fait à partir d’une prise de sang à jeun. Cela suppose de ne rien manger ni boire (sauf de l’eau) pendant les 12 heures qui précèdent. Il faut également éviter de fumer et d’avoir une activité physique intense avant la prise de sang.

Avant un bilan lipidique

De nombreux médicaments peuvent affecter les résultats du bilan lipidique.
Il est donc important d’indiquer au médecin tous les médicaments que l’on prend, qu’ils nécessitent une ordonnance ou non.

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3. Que mesure-t-on lors d’un bilan lipidique ?

Le bilan lipidique (EAL) permet de mesurer dans le sang les quantités des deux principaux types de lipides : le cholestérol et les triglycérides. Le dosage du cholestérol comprend le cholestérol total et le cholestérol sous forme de LDL-cholestérol et de HDL-cholestérol.

Les anomalies lipidiques recherchées concernent :

Le LDL-cholestérol

Le cholestérol principalement fabriqué par le foie est aussi apporté par l’alimentation. Il est transporté vers les cellules de l’organisme sous la forme de LDL-cholestérol. Lorsque le cholestérol est en excès dans le sang, il se dépose sur la paroi des artères et gêne la circulation du sang. C’est pourquoi on appelle le LDL-cholestérol "mauvais cholestérol".

Le HDL-cholestérol

Le HDL-cholestérol collecte le cholestérol en excès dans le sang pour le transporter jusqu’au foie, où il est éliminé. Il exerce donc un effet protecteur et on l’appelle "bon cholestérol".

Les triglycérides

Les triglycérides sont apportés par l’alimentation. Ils sont stockés dans des cellules (cellules adipeuses) pour servir de réserve d’énergie à l’organisme.

Un taux élevé de LDL-cholestérol, de triglycérides et un taux bas de HDL-cholestérol sont les principales anomalies lipidiques rencontrées. Chacune d’elles augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire. En revanche, un taux élevé de HDL cholestérol a un effet protecteur.

bon à savoir

Les taux de cholestérol et de triglycérides varient en fonction de l’âge et du sexe.
Il est possible d’avoir de petites variations dans les dosages, d’un laboratoire à un autre.
Faire ses dosages dans le même laboratoire est préférable pour pouvoir comparer les résultats.

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4. Quels sont les objectifs recommandés ?

Objectifs recommandés pour le LDL-cholestérol

Les objectifs recommandés pour le taux de LDL-cholestérol sont définis, pour chaque personne, en fonction du nombre de ses facteurs de risque cardiovasculaire. Plus les facteurs de risque sont nombreux, plus on cherche à faire baisser le taux de LDL-cholestérol. Votre médecin vous aidera à déterminer quels sont vos facteurs de risque et à définir les objectifs les plus adaptés à vos besoins.

En plus du diabète, il convient de tenir compte des facteurs de risque comme l’âge (à partir de 50 ans pour les hommes, ou 60 ans pour les femmes), les antécédents personnels de maladies cardiovasculaires, ou ceux survenus précocement dans la famille proche. Votre médecin tient aussi compte de la présence d’une hypertension artérielle, d’une atteinte des reins, ou encore d’un taux de HDL-cholestérol trop bas. Les objectifs recommandés pour le LDL-cholestérol sont également adaptés, que vous fumiez ou non.

Objectifs recommandés pour le HDL-cholestérol et les triglycérides

Comme pour le LDL-cholestérol, le médecin définit avec vous les objectifs recommandés pour les taux de HDL-cholestérol et de triglycérides.
Un taux de HDL-cholestérol supérieur à 0,4 g/L (>1,0 mmol/L) et un taux de triglycérides inférieur à 1,5 gL/L (<1,7 mmol/L) sont considérés comme des taux optimaux.

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Sources

  • ANSM : Prise en charge thérapeutique du patient dyslipidémique. Septembre 2000.
  • HAS : Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines. Prise en charge des hypercholestérolémies et prévention cardiovasculaire : Etat des connaissances. Juillet 2010.
  • HAS : Diabète de type 1 de l’adulte et  Diabète de type 2. Guides médecin. Juillet 2007.
  • HAS : Diabète - Vivre avec un diabète de type 1 de l'adulte et Vivre avec un diabète de type 2. Avril 2007.

à retenir

Les anomalies lipidiques augmentent le risque de développer une maladie cardiovasculaire.
Du fait de la fréquence d’association des anomalies lipidiques avec le diabète, et de l’absence de symptôme au début, il est recommandé de réaliser un bilan lipidique au moins une fois par an.
Votre médecin définit avec vous les objectifs à atteindre pour les différents taux de lipides. Il vous conseille aussi sur les moyens d’agir au quotidien et les traitements qui vous permettront d’atteindre les objectifs recommandés.

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