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Le diabète
Vivre au quotidien avec une insuffisance cardiaque
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Mis à jour le 17 décembre 2013

Vivre avec une insuffisance cardiaque

L’essentiel

  • Le cœur est un muscle qui joue le rôle de pompe pour envoyer dans l’organisme un sang riche en oxygène et en substances nutritives. Lorsqu’il devient moins efficace et ne peut plus pomper assez de sang, on parle d’insuffisance cardiaque.
  • L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique, c'est-à-dire une maladie qui nécessite un traitement médicamenteux quotidien et un suivi régulier.
  • Les traitements et l’adaptation du mode de vie permettent d’améliorer les symptômes et de stabiliser la maladie.
  • Votre médecin vous indique comment agir au quotidien pour protéger votre cœur. Avec son aide, vous pouvez adopter une alimentation adaptée. Une activité physique régulière, choisie avec lui en fonction de vos possibilités et vos préférences, pourra améliorer vos capacités et votre qualité de vie. Votre médecin peut aussi vous conseiller sur les méthodes existantes pour arrêter de fumer.

L’insuffisance cardiaque survient lorsque le muscle du cœur n’arrive plus à se contracter normalement et à envoyer dans l’organisme l’oxygène et les substances nutritives nécessaires. Elle est due le plus souvent à une atteinte des artères du cœur (appelées artères coronaires) ou à une hypertension artérielle.
Pour être efficace, le traitement repose sur la prise régulière de médicaments mais aussi sur une adaptation de votre mode de vie.

Cette prise en charge permet d’améliorer vos symptômes et de stabiliser votre insuffisance cardiaque en allégeant l’effort que le cœur doit fournir et en renforçant son efficacité.

1. L’alimentation

Les apports quotidiens

Votre médecin évalue avec vous les apports alimentaires nécessaires pour couvrir vos besoins journaliers. Vous pourrez ainsi mieux adapter votre alimentation en fonction de votre activité quotidienne.
Il est conseillé d’adopter une alimentation variée et privilégiant les aliments bénéfiques pour votre santé avec des fruits, des légumes frais, des légumes secs et des céréales. Mais attention aux aliments sucrés, salés ou gras.

Le sel et l’eau

Une alimentation riche en sel favorise la rétention de sel et d’eau (rétention hydrosodée) et peut aggraver une insuffisance cardiaque. Elle augmente aussi l’hypertension artérielle.

Avec une insuffisance cardiaque, les contractions du cœur sont moins efficaces. Le cœur pompe moins de sang vers l’organisme. Les reins peuvent ne pas recevoir assez de sang pour bien fonctionner, ce qui peut limiter l’élimination du sel et des liquides dans les urines. Le sang qui arrive vers le cœur a tendance à s’accumuler au lieu d’être pompé par le cœur et renvoyé dans la circulation sanguine. Une partie des liquides en excès passe dans les tissus : on parle de rétention de liquide. Elle est à l’origine d’un essoufflement et d’un gonflement des chevilles (ou œdème).
Des apports alimentaires en sel trop importants aggravent cette rétention de liquide.
Pour faciliter le travail du cœur et diminuer les œdèmes et l’essoufflement, votre médecin peut vous demander de limiter vos apports en sel dans l’alimentation.
La plus grande partie du sel que l’on consomme (environ 80 %) se trouve dans les produits que l’on achète, et notamment dans des aliments qui n’ont pas forcément un goût très salé (le pain, les aliments en conserve, les produits cuisinés industriels et surgelés) : on parle de sel "caché".

Comment lire les étiquettes pour identifier le sel "caché" des aliments préparés ?

La quantité de sel est inscrite sur l’étiquette des produits. Le terme "sel" peut se cacher sous plusieurs noms comme sodium ou chlorure de sodium. Pour information, 1 gramme de sodium équivaut à 2,5 grammes de sel.

Pour vous aider, vous pouvez consulter la fiche conseil de l’INPES intitulée "Le sel : comment limiter sa consommation ?" (inpes.sante.fr).

Si nécessaire, votre médecin peut vous recommander de faire attention aussi à la quantité d’eau apportée par l’alimentation.

Attention

La surveillance des apports en liquides nécessite de prendre en compte la consommation d’eau, de café, de thé, de jus de fruits, de lait et de laitages, de soupe ou d’alcool.

Les apports en graisses

Une alimentation riche en graisses favorise la prise de poids et augmente le risque d’avoir, ou d’aggraver, une maladie du cœur et des vaisseaux (maladie cardiovasculaire). Les artères coronaires qui alimentent le muscle du cœur en oxygène et substances nutritives sont une cible privilégiée de ces maladies cardiovasculaires.
Toutes les graisses n’ont pas les mêmes effets sur la santé. Il vaut mieux privilégier la consommation de graisses insaturées ("bonnes graisses") car elles contribuent au bon fonctionnement du cœur et des vaisseaux.

L’alcool

Consommé en excès, l’alcool a un retentissement sur le muscle du cœur et peut entraîner ou aggraver une insuffisance cardiaque.
La consommation d’alcool peut aussi accélérer votre rythme cardiaque et, à forte dose, entraîner un pouls irrégulier (palpitations).
Il est donc préférable de réduire le plus possible sa consommation d’alcool quand on a une insuffisance cardiaque.
En fonction de l’état de votre cœur, votre médecin peut vous conseiller de ne plus en consommer.

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2. L’activité physique

Avec l’accord de votre médecin, et lorsque votre insuffisance cardiaque est stable, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière et adaptée à vos possibilités et à vos préférences. Celle-ci contribue à améliorer les capacités de vos muscles en général, et du muscle du cœur en particulier.

Faire un bilan avec votre médecin pour établir un programme personnalisé

Avant de débuter ou reprendre une activité physique, votre médecin vérifie que vous ne présentez pas de contre-indications à certaines activités physiques. Il vous aide à adopter de nouvelles habitudes au quotidien pour augmenter votre activité physique.

La marche est une activité qui peut facilement être intégrée dans la vie quotidienne.
Les activités physiques en milieu aquatique sont aussi souvent conseillées car elles permettent de se muscler en douceur, l’eau diminuant la sensation de difficulté liée à l’effort. Elles sont donc recommandées si vous avez des problèmes articulaires ou un surpoids.

La marche à pied est aussi une bonne activité pour débuter ou reprendre une activité physique. N’hésitez pas à faire des pauses : commencez lentement et augmentez progressivement la distance ou l'intensité de l'activité à mesure que vos capacités s'améliorent. Il vaut mieux marcher trois fois 5 minutes et vous sentir bien plutôt que de vouloir à tout prix marcher 15 minutes en continu, au risque de vous fatiguer.
Si vous souhaitez réaliser une activité physique en altitude, en particulier à partir de 1 500 mètres, ou par grand froid, parlez-en avant avec votre médecin, il vous conseillera sur les précautions à prendre. 

Avec un diabète

La pratique d’une activité physique régulière facilite l’utilisation du sucre par l’organisme et permet ainsi de mieux contrôler son taux de sucre dans le sang (glycémie). Il vous faut cependant faire attention au risque d’hypoglycémie (baisse du taux de sucre dans le sang). Votre médecin vous indique comment la prévenir.

Effectuer un suivi médical régulier

Si un symptôme inhabituel apparaît (par exemple, si vous vous sentez plus essoufflé ou plus fatigué que d’habitude, ou si vous ressentez des étourdissements, des douleurs, etc.), il est préférable de vous arrêter et de le signaler à votre médecin.
Faire le point régulièrement avec votre médecin sur votre activité physique est nécessaire car cela permet de réajuster votre programme en fonction de vos résultats.

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3. La réadaptation cardiaque

Votre médecin peut vous prescrire une période de réadaptation cardiaque qui comprend un programme d’activité physique pour "ré-entraîner" votre cœur à l’effort. Elle est réalisée dans une structure médicale et encadrée par des professionnels de santé qui vous apprennent à adapter l’intensité et la durée de votre activité physique ainsi que vos périodes de repos. Vous bénéficiez aussi de conseils personnalisés et d’ateliers (groupes de parole, apprentissage de techniques de relaxation, conseils nutritionnels, etc.) pour apprendre à gérer votre maladie.

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4. Le tabac

La fumée du tabac contient des substances qui peuvent endommager votre cœur et vos artères, en particulier les artères coronaires qui alimentent le muscle du cœur en oxygène et en substances nutritives. Si vous êtes fumeur, il vous est recommandé d’arrêter de fumer. Votre médecin peut vous conseiller pour choisir la méthode qui vous semble la plus adaptée. L’arrêt du tabac est considéré comme l’une des mesures les plus efficaces de prévention de la récidive des maladies cardiovasculaires.

Prise en charge par l’Assurance Maladie

Les médicaments pour vous aider à arrêter de fumer sont remboursés sur présentation de l’ordonnance de votre médecin et d’un justificatif de paiement rempli par votre pharmacien. Le remboursement s’effectue sur la base d’un forfait par an et par personne.

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Sources

  • HAS : Insuffisance cardiaque. Guide du parcours de soins. Février 2012.
  • Recommandations du groupe exercice réadaptation sport (Gers) de la société française de cardiologie concernant la pratique de la réadaptation cardiovasculaire chez l’adulte 2011.
  • INPES : Guide "La santé vient en mangeant". Document élaboré dans le cadre du Plan national nutrition santé 2001.
  • INPES : Site Tabac Info Service.

à retenir

Avec une insuffisance cardiaque, un traitement médicamenteux et l’adaptation de votre mode de vie sont essentiels pour soulager vos symptômes et stabiliser votre maladie.
Votre médecin vous aide à agir au quotidien pour protéger votre cœur.
S’il le juge nécessaire, il peut vous proposer une période de réadaptation cardiaque encadrée par des professionnels de santé qui vous apprennent à mieux comprendre votre maladie pour agir au quotidien.

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