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Le diabète
Cholestérol et lipides
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Mis à jour le 13 décembre 2013

Diabète et lipides

L’essentiel

  • Les lipides (ou graisses) sont apportés par l’alimentation et fournissent de l’énergie à l’organisme.
  • Les deux principaux types de lipides sont le cholestérol, qui circule dans le sang sous forme de LDL-cholestérol et de HDL-cholestérol, et les triglycérides.
  • S’ils sont en excès dans notre organisme, le cholestérol et les triglycérides favorisent le risque de maladie du cœur et des vaisseaux (maladie cardiovasculaire). Dans le diabète, on retrouve souvent des taux élevés de cholestérol et de triglycérides, ce qui aggrave le risque de maladie cardiovasculaire.
  • Le LDL-cholestérol est souvent appelé "mauvais cholestérol" parce que son augmentation accroît le risque cardiovasculaire.
  • À l’inverse, le HDL-cholestérol est souvent appelé "bon cholestérol" parce que son augmentation diminue le risque cardiovasculaire.
  • Le bilan lipidique permet de surveiller le taux des lipides dans le sang. Lorsqu’on a du diabète, il est recommandé de faire un bilan lipidique au moins une fois par an.

Avec les protéines et les glucides, les lipides (ou "graisses") font partie des trois grandes familles de nutriments apportés par l’alimentation. Ils sont essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme. Les lipides fournissent une partie de l’énergie dont l’organisme a besoin.

Cependant, si l’apport en lipides est supérieur aux besoins, l’organisme a du mal à éliminer les lipides en excès. Dans ce cas, ils sont stockés et favorisent le surpoids. On les retrouve aussi en quantités importantes dans le sang, ce qui augmente le risque de développer une maladie du cœur et des vaisseaux (maladie cardiovasculaire).

Une prise de sang à jeun appelée bilan lipidique permet de connaître le taux des deux principaux types de lipides : le cholestérol (qui comprend le LDL-cholestérol et le HDL-cholestérol) et les triglycérides.

1. Le cholestérol

La plus grande partie du cholestérol est produite dans le foie (70 à 80 %), le reste provient de l’alimentation.

Le cholestérol circule dans le sang grâce à des transporteurs, appelés lipoprotéines (association d’une protéine et d’un lipide). Il en existe deux principaux types, les LDL et les HDL, on parle ainsi de LDL-cholestérol (ou "mauvais cholestérol") et de HDL-cholestérol (ou "bon cholestérol").

Le LDL-cholestérol ou "mauvais cholestérol"

Le cholestérol est transporté vers les cellules de l’organisme sous la forme de LDL-cholestérol. Lorsque le cholestérol est en excès dans le sang, il se dépose sur la paroi des artères et contribue à former la plaque d’athérome. Cette plaque réduit le diamètre des artères et leur fait perdre leur souplesse (athérosclérose). Elle gêne ainsi la circulation du sang.

Il peut arriver qu'un vaisseau se bouche et que la circulation du sang soit interrompue. S’il s’agit d’un vaisseau du cœur, on parle d’infarctus du myocarde ("crise cardiaque"). S'il s’agit d’un vaisseau du cerveau, on parle d’accident vasculaire cérébral (AVC).

C’est pour cette raison que le LDL-cholestérol est souvent appelé "mauvais cholestérol". Il est conseillé de maintenir le LDL-cholestérol au taux recommandé par son médecin.

Le HDL-cholestérol ou "bon cholestérol"

Le HDL-cholestérol collecte le cholestérol en excès dans le sang pour le transporter jusqu’au foie où il est éliminé. En favorisant cette élimination, il exerce un effet protecteur contre les maladies cardiovasculaires.
C’est pour cette raison que le HDL-cholestérol est souvent appelé "bon cholestérol". Des taux élevés de HDL-cholestérol diminuent le risque d’avoir une maladie du cœur et des vaisseaux.

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2. Les triglycérides

Les triglycérides représentent une part importante des lipides. Ils proviennent de l’alimentation, principalement des lipides d’origine animale (fromage, beurre, charcuterie, etc.) mais aussi des glucides ou de l’alcool. Les triglycérides circulent dans le sang et sont stockés dans des cellules (cellules adipeuses) pour servir de réserve d’énergie à l’organisme.

Une consommation trop importante d’aliments gras, sucrés ou d’alcool entraîne leur transformation en triglycérides et leur stockage dans les cellules adipeuses, ce qui favorise le surpoids.

Un taux élevé de triglycérides dans le sang (hypertriglycéridémie) augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire. Ce risque est nettement supérieur si l’hypertriglycéridémie est associée à un taux élevé de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol).

Les lipides et les facteurs de risque cardiovasculaire

Comme le diabète, un taux élevé de LDL-cholestérol, de triglycérides et un taux bas de HDL-cholestérol sont considérés comme des facteurs de risque cardiovasculaire, puisqu’ils augmentent le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire.

En revanche un taux élevé de HDL-cholestérol a un effet protecteur contre le risque cardiovasculaire.

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3. Le bilan lipidique : objectifs recommandés

Le bilan lipidique, aussi appelé exploration d'une anomalie lipidique (ou EAL), est réalisé grâce à une prise de sang à jeun. Il sert à mesurer la quantité de cholestérol et de triglycérides ainsi que la répartition du cholestérol entre le LDL-cholestérol (ou "mauvais cholestérol") et le HDL-cholestérol (ou "bon cholestérol").
Chez les personnes ayant un diabète, on retrouve souvent des anomalies lipidiques. C’est pourquoi, il est important de réaliser un bilan lipidique au moins une fois par an.

Un diabète associé à des anomalies lipidiques augmente de façon importante le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire. C’est pour cette raison que les taux de lipides à ne pas dépasser sont plus bas chez une personne ayant un diabète. Ces taux seront définis avec votre médecin.

Il est essentiel de prendre en charge les anomalies lipidiques. Pour atteindre les objectifs qui vous concernent, votre médecin vous aidera à mieux comprendre comment vous pouvez agir au quotidien sur certains paramètres, notamment :

  • adopter une alimentation équilibrée et adaptée à vos besoins, en limitant tout particulièrement la consommation de lipides d’origine animale ;
  • pratiquer une activité physique régulière pour diminuer le stockage des lipides ;
  • réduire la consommation d’alcool et arrêter le tabac car ils favorisent tous deux les anomalies lipidiques.

Si cette approche est insuffisante pour atteindre les objectifs définis avec votre médecin pour les taux de LDL-cholestérol ou les taux de triglycérides, un traitement médicamenteux peut alors être nécessaire.

Quelle que soit la prise en charge thérapeutique, le bilan lipidique permet de suivre l’évolution des taux de lipides et d’adapter les traitements, si nécessaire.

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Sources

  • HAS : Diabète de type 1 de l’adulte et Diabète de type 2. Guides médecin. Juillet 2007.
  • HAS : Diabète - Vivre avec un diabète de type 1 de l'adulte et Vivre avec un diabète de type 2. Avril 2007.
  • HAS : Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines. Prise en charge des hypercholestérolémies et prévention cardiovasculaire : État des connaissances. Juillet 2010.
  • INPES : Guide nutrition pour tous. "La santé vient en mangeant (pdf, 2.1 Mo)" et "La santé vient en bougeant (pdf, 2.76 Mo)". Document élaboré dans le cadre du Plan national nutrition-santé 2001.
  • INPES : La fiche conseil du PNNS "Matières grasses : savoir les choisir et réduire sa consommation (pdf, 1.58 Mo)".
  • ANSM : Prise en charge thérapeutique du patient dyslipidémique. Septembre 2000.
  • ANSES : Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Dossier sur les lipides, les acides gras oméga3, et les acides gras trans. Mise à jour février 2013.

à retenir

Les anomalies lipidiques augmentent le risque d’avoir une maladie du cœur et des vaisseaux.
Ce sont des facteurs de risque cardiovasculaire souvent associés au diabète.
Un bilan lipidique réalisé régulièrement est nécessaire pour les repérer et suivre leur évolution.

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